En sifflotant, je nettoyai nos mugs en me demandant ce qu’était le programme prévu par Lazarel. Pendant que je faisais la vaisselle, il s’était éclipsé dans ma chambre avec un petit air malicieux. Une fois mes mains essuyées sur un torchon, j’entrais à mon tour dans mon domaine. Je notais un sac sur le lit avec nos doudous respectifs qui dépassaient et…
Une minute ! Où est Laz ?
La réponse à cette question vint une demie seconde plus tard. Je devinai un mouvement dans mon dos. Avant d’avoir pu me retourner, ses doigts attrapèrent mes poignets et les bloquèrent dans mon dos. Quelque chose de pelucheux se referma autour d’eux.
- Hé !
Je baissai les yeux.
- D’où tu sors des menottes en fourrure ?
- Du paquet que tu as reçu ce matin, rétorqua-t-il joyeusement.
Pour la forme, j’essayais de libérer mes mains, en vain.
- Tu ouvres mes colis maintenant ?
- Ouais, quand je devine le contenu et que ce contenu nous concerne tous les deux. J’ai tout mit dans mon sac mais je ne pense pas qu’on va tout utiliser.
Il me contourna et referma le sac en question, avant de le passer en bandoulière en m’adressant un grand sourire.
- Allez Gy, droit vers la porte d’entrée, je t’enlève.
Ouah putain, il traine pas lui !
Même s’il y avait un côté bigrement existant, ça ne me rassurait pas non plus de me savoir sa prisonnière. Ou peut être que si, en fait…
- Mais… euh… pour combien de temps ?
- Le week end. Lundi matin, on partira de chez moi et on ira au travail ensemble.
- Il me faut des habits de rechange, ma brosse à dent, mon peigne…
Laz pouffa en glissant un doigt sous mon menton :
- Parce que tu crois que tu as ton mot à dire, Gygy ? Je t’ai juste pris des vêtements pour lundi matin, le reste t’en aura pas besoin.
- Mais…
- Porte d’entrée, Gy, maintenant.
Mes yeux plongèrent dans les siens. Il s’amusait comme un petit fou, ça faisait plaisir à voir.
- Je bougerai pas, je t’avais dit que je ne serai pas une prisonnière docile.
Il arqua un sourcil :
- Tu vas m’obliger à employer les grands moyens alors… Dis moi d’ailleurs où sont tes clés que je ferme derrière nous.
Rien que pour le faire chier, je restai muette et lui jetai un regard narquois. Laz fronça les sourcils en posant ses mains sur mes épaules :
- je serai très embêté si nous partions sans fermer. Dis moi où elles sont.
Sans le quitter des yeux, un grand sourire aux lèvres, je secouai négativement la tête.
- Incorrigible… souffla-t-il en laissant ses grands doigts brûlants glisser jusqu’à ma taille.
- J’ai déjà les mains attachées alors si tu crois que je vais céder si facilement tu te goures…
Laz sourit et se pencha pour laisser sa langue glisser le long de mon cou.
Merde ! Point faiiible !
Je frémis. Maintenant, les menottes m’embêtaient carrément, je mourrais d’envie de passer les bras autour de sa nuque pour m’accrocher à lui.
- Pourquoi c’est toujours moi qui suis attachée ? ronchonnai-je en fermant à demi les yeux sous la caresse de ses lèvres et de son souffle qui glissait sur ma peau.
- Parce que tu es une proie facile.
A cette remarque pourtant prononcée sur un ton taquin, je sentis mon cœur se glacer.
Une proie…
Diverses images m’assaillirent sans crier gare. A présent, malgré le côté pelucheux, j’avais la sensation de sentir du métal froid sur ma peau et serrer jusqu’à m’en broyer les os. Mon cœur cognait comme un fou, paniqué.
Libère toi tout de suite !
Je suis prisonnière !
Tu ne peux pas t’échapper et Edward n’est pas là pour te protéger cette fois.
Lazarel nota immédiatement mon changement d’humeur.
- Gy… ?
- Enlève les… bredouillai-je effrayée. S’il te plait. Tout de suite.

















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