Il neige. C’est normal, c’est l’hiver. L’enfant aime la neige, quand elle s’arrêterait de tomber, papa l’amènerait dans le jardin et il ferait un grand bonhomme ! C’est beau lorsque l’hiver enfile son grand manteau blanc ! L’enfant court sur le chemin le menant à sa maison, il n’a qu’une envie : retrouver maman qui l’attend avec une tasse de chocolat chaud et s’installer au coin du feu. Il n’a que cinq ans, il est innocent. Mais l’enfant n’aurait pas de chocolat chaud en rentrant. En arrivant, il trouve du sang, des cadavres. Sa mère ne bouge plus. Papa est encore là, il crie : « DEIDARA ! PARS ! VITE ! » L’enfant court dans la nuit, le froid et le tourbillon de flocons. Il ne peut aller très loin. Des cavaliers le rattrapent. Il est jeté, ligoté, sur le dos d’un cheval. Il a très froid, les flocons lui rentrent dans les narines et la bouche. Il grelotte, il veut rentrer à la maison…. Tout en sachant qu’il ne la reverra jamais…
Le blond ouvrit les yeux. Sa tête lui faisait très mal. Il était allongé sur un lit, il reconnu la chambre de Sasori. Ce dernier était à nouveau installé à son bureau, une lampe de chevet allumée pour pouvoir continuer sa lecture. Il faisait nuit noire. Il neigeait toujours autant dehors, le garçon pouvait le constater grâce à la fenêtre dont les rideaux n’étaient pas fermés.
- Deidara… murmura-t-il.
Sasori tourna le regard vers le gamin. Il n’avait pas remarqué qu’il était réveillé, et vu ses yeux qui papillonnaient et la fièvre y apparaissant, il allait vraisemblablement se rendormir d’ici trente secondes.
- Pardon ?
- Mon nom… c’est tout ce dont je me souviens… c’est Deidara…
Le gamin se rendormit aussitôt, comme rassuré d’avoir pu trouver son prénom. Sasori fronça les sourcils en revenant à son livre, mais il n’avança pas dans sa lecture.
Deidara… un nom qui lui disait vaguement quelque chose…





















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