Chapitre 17.10

Il me dévisagea et tendit une main hésitante pour toucher ma joue, un geste pourtant purement anodin en temps normal qui semblait difficile pour lui aujourd’hui.

- C’est ma faute ce qui t’es arrivée.

- Pardon ? Me dis pas que tu as payé Tom pour qu’il fasse ça, répliquai-je en prenant le ton de la plaisanterie.

Lazarel secoua la tête. Il regarda mon œil au beurre noir, puis le pansement barrant ma figure:

- Si j’avais été plus attentif, j’aurais réalisé que tu n’étais pas bien lors de cette soirée. Si j’avais été plus attentif, tu m’aurais certainement dit que tu allais aux toilettes, ou  du moins je l’aurais remarqué. Si j’avais été plus attentif, j’aurais su que tu ne te tirais pas. Si j’avais été plus attentif, j’aurais remarqué que quelque chose clochait… Si j’avais été plus attentif, j’aurais pu empêcher ça !

Oulà, ça s’appelle culpabiliser ça !

Machinalement, nous nous dirigeâmes vers le salon, j’étais toujours accrochée à sa main.

- Mais Laz… c’est idiot ce que tu dis. Peut-être qu’on aurait pu l’éviter… ou pas. On ne peut pas revenir en arrière de toute façon, ce qui est fait est fait… Mais dis-toi bien que même si samedi soir avait été différent, il aurait trouvé un autre moment pour passer à l’attaque.

- Même ! Dans ce cas, j’aurais peut être pu intervenir avant qu’il ne te massacre pour de bon !

La discussion tournait en rond. J’avais beau lui répéter sur tous les tons que ça aurait pu arriver d’une autre façon et que ce n’était pas sa faute, Lazarel se jetait la faute dessus.  Et la soirée fut presque un enfer. J’étais venue dans l’intention de me changer les idées, de passer à autre chose, mais sa tête et son humeur rappelait constamment en réalité ce qui m’était arrivée. Il n’essayait même pas de faire l’effort d’au moins m’effleurer. Ce refus du moindre contact me fit l’effet d’une gifle à répétition. Et lorsque l’un de ses cauchemars se déclara pendant la nuit, je vis là l’occasion de me rapprocher de lui pour le consoler comme d’habitude. Mais alors que j’enroulai un bras autour de ses épaules pour l’attirer près de moi, il s’échappa et se cala à l’autre bout du lit en me tournant le dos. Blessée par son attitude, je restai comme une idiote sur ma moitié de lit en me demandant pourquoi il avait accepté que je vienne si c’était pour me repousser. Il ne m’avait pas embrassé une seule fois, ne me prenait même pas la main de lui-même. Nous étions bien loin du week end génial que nous avions passé ensemble, il y a une éternité maintenant…

Est-ce que je le dégoûtais ?

J’étais la première fille avec qui il restait aussi longtemps… il était peut être lassé maintenant…

Oui, c’était peut-être ça, il ne voulait plus de moi, mais comme j’étais blessée, il n’osait pas me dire qu’il ne voulait plus qu’on se voit…

Les larmes jaillirent de mes yeux et je me recroquevillai sous la couette en pleurant silencieusement dans l’oreiller.

Pas ça maintenant….

(et le doliprane 1000 effervescent, c'est dégueulasse x-x ! je sais, ça n'a rien à voir avec la fic, je viens seulement d'en prendre un en postant l'article et c'est beeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeerk ! x'D alors conseil, en cas de migraine, si vous avez le choix entre du doli effervescent ou le comprimé, prenez le comprimé UwU)

mardi 29 janvier 2013 11:11 , dans L'Amour est recouvert de Sang (terminée)




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