Le reste de la matinée parut affreusement long à Deidara, les deux heures de philo qu’il dû subir lui donna envie de ronfler bruyamment pendant tout le cours. Ce fut donc avec un réel soulagement qu’il accueillit la pause de midi. Suivant l’exemple de ses camarades internes, il retourna dans sa chambre afin de poser ses affaires et gagna ensuite le self. Il attrapa un plateau et le garnit généreusement en découvrant que le menu se composait de Steak et frites.
« On n’a pas à se plaindre de la bouffe, ici, c’est toujours très bon. »
Il jeta un coup d’œil par-dessus son épaule pour découvrir Lazare dans son dos, c’était lui qui venait juste de lui parler. Il enchaina aussitôt :
« Tu te joins à nous, Deidara ? »
Il désigna du menton la table où se trouvait déjà Lancelin qui leur faisait signe.
« Pourquoi pas. »
Il s’installa avec les deux garçons et nota que Sasori, fidèle à lui-même, était assis tout seul dans son coin et mangeait sans se soucier des autres, à moins qu’il ne soit en train de tous les jugers intérieurement, comme il aimait bien le faire.
« J’ai une question à vous poser. » commença alors le blond en perçant avec une paille la briquette de jus de fruit qu’il avait prit en guise de boisson.
« Ouais ? »
« L’élève absent ce matin, pourquoi le prof a rayé son nom ? Il est peut être seulement malade. »
Il nota immédiatement l’hésitation de Lancelin qui lança un coup d’œil furtif vers Lazare. Ce dernier fixait Raphel qui venait de quitter la file du self :
« éh voilà le puceau de service ! »
Lancelin fronça les sourcils, mais Laz continua sur sa lancée en s’adressant à Deidara :
« Ce type, il a notre âge, il s’est jamais fait la moindre nana. Franchement, encore puceau à 18 ans, faut le faire… Si ça se trouve, il sait même pas que sa main peut être sa copine, haha ! »
Le garçon cherchait une place de libre du regard.
« Raphel ! »
Alyson le héla, il se dirigea avec soulagement vers leur table. Dès qu’il fut assis, Sarah posa une main sur son bras, Deidara parvint à lire sur ses lèvres :
« ça va ? »
Il hocha tristement la tête en répondant :
« J’ai du mal à m’y faire, Arthur ne reviendra plus… Hier soir, on… »
Deidara ne put entendre ou lire la fin de la phrase, interrompu par Lazare qui fixait le trio d’un air songeur :
« A moins qu’il se tape les deux filles… il cacherait bien son jeu, le coquin ! »
Son ami leva les yeux au ciel en découpant son steak. Perplexe, Deidara mangea en réfléchissant. Il se passait quelque chose… cette mystérieuse absence et Lazare et Lancelin qui avaient évité sa question.
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