chapitre 21.8

Je me rallongeai sur lui. Lazarel referma ses bras autour de moi et nous roulâmes sur le côté. Il repoussa les cheveux qui m’étaient tombés sur le visage en rouvrant les yeux :

- Après, tu as retiré tous les liens avec tes petits doigts qui ne tremblaient même pas… Tu m’as épaté…

Il m’attrapa le poignet et embrassa doucement ma paume. A moitié plongé dans ses souvenirs, il continuait de parler. Sachant qu’il avait besoin d’évacuer et moi aussi, je le laissai faire :

- Et avec un sang froid mémorable, tu as attrapé mes vêtements, tu m’as aidé à les remettre. Et ta petite main… Je me souviens de ta toute petite main qui m’a caressé la joue. Tu m’as souris en me disant que tout allait s’arranger. Et on est sorti de la chambre. J’avais peur qu’on tombe sur mon père et sur l’autre… et toi, imperturbable, tu m’as fait sortir par derrière et on est allé droit au commissariat.

Un petit rire lui échappa :

- Tu te rappelles la tête du flic quand on est arrivé ? J’étais tout mal au point, plus grand que toi… et toi, tu me tenais par la main et tu as tracé direct vers lui en annonçant : «ce garçon s’est fait violer ! ça se voit et j’ai des preuves ». C’était quoi l’enveloppe que tu lui as donné d’ailleurs ?

- Les photos.

- Ah… murmura-t-il.

Ses beaux yeux me dévisagèrent. Après, ça n’avait pas trainé. Le flic avait appelé son Supérieur. Ils nous avaient interrogés. Le petit Lazarel avait répondu aux questions et je lui avais sans cesse tenu la main. Ils nous avaient offert du jus d’orange et ils avaient voulu amener Lazarel à l’hôpital. Mais ce dernier voulait sa mère. Il y avait peu de policiers à ce moment là, les autres intervenaient je ne sais où. Comme Lazarel semblait pouvoir tenir encore un peu, ils nous avaient ramené au centre aéré et arrêté les deux hommes. Puis ils avaient appelé la mère de Laz. En attendant son arrivée, ma mère à moi s’était occupé de lui en soignant ce qu’on avait pu, le tout sans que je lâche la main de Laz. Au final était-ce moi qui la lui tenait ou lui qui s’accrochait à moi ?

- Alors, Gy… même si tu es la fille de l’enfoiré n°2… comment pourrais-je te détester en sachant que c’est toi qui m’a sorti de là ?

Ses yeux… ses yeux débordaient de tellement d’émotions… de la reconnaissance, du soulagement, de…l’amour. Je le sentais libéré du poids qu’il trainait depuis des années. Un sourire triste s’afficha sur ses lèvres :

- C’est vrai que ça va mieux une fois qu’on parle… j’aurais dû te raconter avant…

- Tu n’étais pas prêt… répliquai-je avant de l’embrasser.

Ah quel bonheur de retrouver mon Lazarel… tout amoureux en prime. Il enfouit les doigts dans mes cheveux, je restai allongée sur lui un petit moment. Simplement besoin de profiter de la présence l’un de l’autre.

vendredi 15 février 2013 09:44 , dans L'Amour est recouvert de Sang (terminée)



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